Comparer les coûts du chantier au montant accepté
Un chantier bien vendu peut encore réserver des dépenses. Avant d’interpréter la marge affichée, vérifiez ce qui a réellement été saisi et ce qu’il reste à recevoir. Sans cette distinction, un suivi incomplet passe facilement pour un résultat définitif.
Retrouver la bonne base de comparaison
Partez du devis accepté, pas du premier brouillon ni d’une variante encore discutée. Son montant HT fournit la référence commerciale. Pour comparer aussi les coûts au chiffrage prévu, les postes doivent être reliés à une base de coût adaptée dans votre bibliothèque de prix.
Une base manquante empêche une comparaison fiable. GalaCAD la signale au lieu de traiter la prestation comme gratuite. Distinguez également l’écart au coût prévu de la marge sur les coûts saisis : l’un examine votre prévision, l’autre compare le montant accepté aux dépenses enregistrées.
Vérifier la saisie avant de commenter le total
Commencez par les heures. Ont-elles toutes été transmises, affectées au bon chantier et validées ? Un pointage encore sur le téléphone peut manquer au bureau. Contrôlez les taux de coût : le prix de vente d’une heure n’est pas son coût pour l’entreprise.
Passez aux réceptions. Les coûts de matériaux viennent des quantités reçues enregistrées. GalaCAD utilise leur prix réel lorsqu’il est renseigné, sinon le prix attendu. Tant que ce dernier n’a pas été vérifié, présentez l’analyse comme provisoire plutôt que comme un coût d’achat définitif.
Contrôlez enfin les machines. Une heure de mini-pelle ne remplace pas celle de son conducteur. Vérifiez l’unité prévue pour chaque équipement et son tarif. Les machines sont valorisées au taux actuel : modifier ce taux change aussi les anciens coûts, contrairement au taux sauvegardé pour le personnel.
- Les heures ont-elles été transmises et validées ?
- Les quantités reçues et leurs prix ont-ils été vérifiés ?
- L’utilisation des machines est-elle saisie dans la bonne unité ?
- Reste-t-il des coûts unitaires non renseignés ?
Lire un exemple sans oublier les commandes ouvertes
Exemple fictif : un devis accepté vaut 5 000 € HT. Vous avez saisi 1 200 € de personnel, 900 € de matériaux reçus et 300 € de machines. Ces coûts représentent 2 400 €. La marge sur les coûts saisis est donc de 2 600 € dans cet exemple simplifié.
Des matériaux pour 600 € supplémentaires sont commandés mais pas encore livrés. Ce montant engagé apparaît à part. Il n’est pas déjà compris dans les 2 400 € et n’est pas déduit une seconde fois de la marge affichée. Il reste pourtant à considérer lorsque vous estimez les dépenses à venir.
Les 2 600 € ne sont pas le bénéfice net de l’entreprise. D’autres travaux, coûts non saisis et charges peuvent modifier le résultat. Cet exemple explique la lecture des montants ; il ne décrit ni un chantier client réel ni un niveau de marge à atteindre.
Chercher la cause d’un écart, pas seulement son montant
Les heures et achats affectés à un poste permettent d’examiner celui-ci. Une dépense plus élevée peut venir d’une quantité supplémentaire, d’un prix différent ou d’un temps de réalisation plus long. Retrouvez la cause avant de modifier tous vos tarifs sur le chantier suivant.
Les coûts sans affectation restent distincts. Les machines sont uniquement rattachées au chantier, jamais réparties automatiquement entre ses postes. Additionner les postes ne suffit donc pas à reconstituer tous les coûts. Vérifiez aussi les montants qui restent au niveau global du chantier.
Si vous travaillez seul, prévoyez une relecture régulière et notez les corrections nécessaires. Conservez votre comptabilité pour établir le résultat. Ce suivi appartient au pilote allemand ; vous pouvez signaler votre intérêt pour le lancement français en préparation.